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ExxonMobil en miniature

Madurodam

Voilà déjà plus de cinq ans qu'Exxon et Mobil ont fusionné pour devenir ExxonMobil, mais à Madurodam, ce changement n'était pas encore visible. C'est pourquoi, au cours des deux dernières années, on a travaillé dur pour ajouter l'usine de lubrifiants, à l'origine de Mobil, à la maquette de l'(ancienne) raffinerie Esso. Simultanément, la partie existante de la maquette a été rénovée.

TEXTE: MIRJAM DE LEEUW | PHOTOS: KEES STUIP

Un petit navire jaune vif navigue calmement vers le quai près de l'usine. C'est une version miniature d'une allège qui transporte des lubrifiants. Les lubrifiants proviennent de la nouvelle usine sur le terrain d'ExxonMobil à Madurodam. Devant l'usine, des camions miniatures sont prêts à transporter les petits fûts de lubrifiants d'Esso et de Mobil.
Au même endroit se trouve également le premier modèle réduit de la raffinerie Esso de Madurodam. Il a été offert en 1966 à l'occasion des 75 ans d'existence d'Esso Nederland. Depuis, la raffinerie miniature s'est étendue à trois reprises, en 1998 avec le FLEXICOKER, en 1998 avec une tour de refroidissement et un rosscarrier (un moyen de transport spécial pour conduites et échangeurs thermiques sortis de leur logement) et à présent, en 2005, avec une usine de lubrifiants. A partir du Van Brienenoordbrug miniature, vous avez une belle vue sur le complexe renouvelé.



Dynamique | Toutes les installations sont joliment peintes, des voitures modernes sont garées sur le parking et le rosscarrier brille comme neuf. "Nous avons rafraîchi toute la maquette", raconte Cor Zweers, Technical Manager à Madurodam. "Avant de commencer la construction de l'usine de lubrifiants, nous avons réalisé une étude détaillée de notre documentation, afin de réaliser une copie exacte à échelle. Nous nous sommes également rendus à Rotterdam et nous avons visité la raffinerie. C'était une bonne occasion pour adapter scrupuleusement la maquette à la réalité. Nous avons ainsi imité les Hydrants et nous les avons peints dans les couleurs exactes. Les petites poupées sur les mini-vélos portent à présent les vêtements de sécurité exacts. Nous avons encore renouvelé le chemin de fer et remplacé les anciennes voitures par des plus récentes.
En poussant sur un bouton, vous entendez les bruits habituels d'une raffinerie. "Nous tentons de reproduire autant que possible la dynamique de la raffinerie, par exemple par les rosscarriers qui circulent, la fumée qui sort de la tour de refroidissement et à présent les petites allèges qui naviguent. Le soir, tout comme dans la vraie raffinerie, une multitude de petites lumières s'allument attirant de nombreux visiteurs.



Une véritable ville | Madurodam est construite comme une véritable ville: il y a la vieille ville entourée d'une ceinture de fossés, un aéroport et une zone portuaire, et à la périphérie se trouvent les bâtiments de bureaux. Plus loin, on aperçoit des champs et des cultures et les nouveaux sites Vinex. Toutes les œuvres d'art, les personnages et les plantations de Madurodam sont construits à une échelle de 1:25. La taille que cela représente se voit bien en regardant le Erasmusbrug et le haut bâtiment de la compagnie d'assurance Nationale Nederlanden à Rotterdam. Ils sont immenses comparés aux petits personnages, qui semblent s'y rendre.
"Dans la réalité, on constate évidemment qu'un pont ou un bâtiment est grand, mais ici les proportions sont plus explicites. C'est ce qui m'amuse toujours à Madurodam", raconte Cor Zweers avec enthousiasme. La plupart des personnages et des décors d'ambiance, comme l'orgue de rue ou la charrette à poissons sont fabriqués ici dans l'atelier. Deux personnes y examinent des photos de magazines et de journaux, à la recherche de scènes appropriées. Même les habits sont faits à la main, pour que les personnages aient l'aspect le plus réel possible.
"Pour la raffinerie par exemple, des vêtements spéciaux étaient nécessaires, et il fallait des casques de sécurité", explique Cor Zweers. "Comme cela ne se vend pas, il faut bien les fabriquer ici."

Un grand entretien | Les maquettes des grands bâtiments sont fabriquées en plusieurs parties, ce qui facilite leur entretien. "Auparavant, nous construisions tout en bois", raconte Cor Zweers, "mais actuellement nous n'utilisons plus que des matières synthétiques." Les maquettes de Madurodam se trouvent jour et nuit en plein air, même lorsqu'il pleut ou qu'il neige.
Environ tous les sept ans, elles sont soumises à un grand entretien, même lorsqu'elles paraissent encore en bon état. "Quand la peinture d'un bâtiment en bois commence à s'effriter dans les coins, il est important de le restaurer, car le bois risque de pourrir", explique Cor Zweers. "Regardez par exemple ce vieux bâtiment du Binnenhof. Il est d'abord entièrement décapé. Ensuite, nous examinons l'état du bois et ce qui doit être traité. Puis la maquette est peinte plusieurs fois à l'intérieur comme à l'extérieur pour préserver le bois. Finalement, nous peignons l'extérieur dans la couleur exacte des briques, nous y projetons du sable pour rendre la surface rugueuse et juste avant que la peinture soit sèche, nous gravons les joints avec une plume spéciale. Bien sûr, les murs ont alors un aspect encore trop uniforme et nous achevons avec différentes couleurs pour que le bâtiment ait un aspect plus réaliste."

Une nouvelle construction | Lorsque à un certain moment, un bâtiment requiert trop de restaurations, un nouveau est fabriqué. La matière synthétique actuelle est bien plus résistante aux intempéries et demande moins d'entretien. En outre, le matériel de construction est protégé spécialement. La maquette est d'abord entièrement peinte avec une couche de fond, puis avec une seconde couche protectrice à deux composants et ensuite la couche de finition est appliquée. Cette dernière est rénovée tous les cinq ans sur place dans le parc, lorsque les couleurs se ternissent. Ce n'est que tous les dix ans que les maquettes entrent dans l'atelier pour un grand entretien. "Ce nouveau matériel nous plaît énormément, car il facilite considérablement l'entretien", explique Cor Zweers. "Alors que nous devons décaper entièrement les bâtiments en bois tous les sept ans, nous ne devons enlever que la couche de finition des bâtiments en matière synthétique avant de les repeindre. La couche de fond peut rester."



Cor Zweers (Technical Manager)
<Ce nouveau matériel nous plaît énormément, car il facilite considérablement l'entretien.>

La remise officielle | Les deux derniers ajouts à la maquette d'ExxonMobil sont également en matière synthétique. Actuellement, la dernière main est mise aux détails et le nom de l'entreprise doit encore être peint. En septembre, la remise officielle aura lieu. A cet effet, ExxonMobil a invité le Conseil Communal de Madurodam à une visite de l'usine pour admirer la raffinerie de Rotterdam de leurs propres yeux.

Voir aussi:

Le conseil communal

L'été indien

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