TABLE DES MATIÈRES | RETOUR

Un château en chanté d'air et de lumière

Confrontés à la construction féerique au Festival de Spijkenisse 2005 certains croient voir une navette spatiale, d'autres un palais oriental ou une cathédrale. C'est Ixilum, un luminarium fabriqué en pvc et soutenu par air comprimé. En entrant dans l'édifice, on admire un spectacle magnifique de couleurs, de formes et de lumières. ExxonMobil a parrainé cette œuvre architecturale particulière.

TEXTE: ROB VISSERS | PHOTOS: KEES STUIP



Avec ses douze cents mètres carrés, Ixilum est le plus grand luminarium des Architects of Air britanniques, qui disposent actuellement de quatre œuvres d'art luminaire. Chaque année, Alan Parkinson, l'architecte du groupe, développe un nouveau modèle qui voyage ensuite dans le monde entier. Ces sculptures particulières ont déjà été exposées partout, de Denver aux EU à Bilbao en Espagne. Et donc à présent à Spijkenisse. La treizième édition du Festival de Spijkenisse a eu lieu du 19 au 21 août. Cet événement annuel offre aux visiteurs une multitude de divertissements avec des artistes ambulants, des petits spectacles de théâtre, des soirées disco et des musiciens. Sept mille personnes l'ont visité cette année dont 2400 ont jeté un coup d'œil dans le luminarium.

Des liens solides | Depuis la première édition du festival, ExxonMobil se distingue comme sponsor principal, en raison des liens solides entre l'entreprise, la commune et ses habitants. De nombreux collaborateurs habitent à Spijkenisse et sont actifs dans différents secteurs de la société. Cette fois, ExxonMobil était le sponsor exclusif d'Ixilum, un projet qui ne serait pas réalisable sans pétrole et produits pétroliers. Le luminarium est fabriqué en pvc, un matériel pour lequel ExxonMobil livre les matières premières chimiques. Etant donné que le pvc en soi est dur et se brise facilement, il faut y ajouter des plastifiants ou phtalates pour donner la forme souhaitée à la construction. ExxonMobil est un producteur important de ces produits, entre autres au Rotterdam Plasticizers & Intermediates Plant.

Une expédition | Se promener dans Ixilum est comme une expédition inattendue. Pour entrer, il faut d'abord passer dans un sas d'air nécessaire pour maintenir la pression atmosphérique dans la construction. Les visiteurs avancent en chaussettes par des couloirs d'en moyenne deux mètres et demi de haut et le long de différentes formes organiques. En chemin, ils rencontrent des colonnes en forme de champignon, qui se glissent dans le plafond et qui servent à soutenir la construction. Rapidement, ils se perdent dans un labyrinthe de couloirs avant d'arriver dans la grande salle centrale, une cathédrale de lumière. La coupole sous laquelle se trouvent les visiteurs ressemble à un gigantesque oignon et sa décoration fait penser aux peintures de plafond islamiques. Le créateur Alan Parkinson avoue d'ailleurs qu'il trouve son inspiration entre autres dans l'architecture des cathédrales et des mosquées.


<Les parois du château d'air changent soudain de couleurs ce qui donne un effet de kaléidoscope. Cet effet ne résulte que de la lumière du jour, qui entre par des fenêtres aux couleurs vives, rouges, vertes, bleues et jaunes.>



Magnifique | Selon Parkinson, chaque luminarium est unique. Ils ont pourtant une chose en commun: une luminosité magnifique. Les parois du château d'air changent soudain de couleurs ce qui donne un effet de kaléidoscope. Cet effet ne résulte que de la lumière du jour, qui entre par des fenêtres aux couleurs vives, rouges, vertes, bleues et jaunes. Outre ces effets visuels inattendus, le bruit de l'air qui est soufflé dans le bâtiment par de grands ventilateurs chante doucement dans les couloirs et a un effet calmant, comme de la musique psychédélique émise par des haut-parleurs invisibles. L'ambiance procure une sensation de bien-être aux visiteurs. Une visite à Ixilum fait inévitablement naître des associations. L'un pense à une matrice, l'autre à un château de contes de fées. Certains y voient l'intérieur du corps humain, d'autres une navette spatiale.


Une navette spatiale, un palais oriental ou une cathédrale? Chacun pense à
autre chose en admirant la construction féérique qui s'élève entre les visiteurs
au Festival de Spijkenisse 2005.


Un château d'air | Après un petit séjour dans le luminarium, on se retrouve dehors, les deux pieds sur terre. Les yeux clignotent pour se réhabituer à la lumière violente du soleil avant de jeter un dernier regard sur la construction. De l'extérieur, elle semble si terrestre. Le château d'air est fixé au sol par un grand nombre de solides filins pouvant facilement supporter un vent de sept Beaufort. Car si l'illusion de se trouver dans un château d'air est merveilleuse, il ne faudrait pas que la construction s'envole. En fin de journée, l'illusion vient à mourir, lorsque tout l'air en est sorti et qu'Ixilum s'affaisse en une demi-heure et disparaît comme un mirage.

 Print